Vous allez retaper une vieille ferme ou une maison que vous venez d’acheter.
Comment évaluer l’état de votre charpente et la traiter ?
examen de la situation
quand traiter ?
procéder au traitement
précautions d'emploi
Tout d’abord examinez la situation. Un bon nettoyage vous permettra d’y voir plus clair. Pensez à vous protéger de la poussière avec un masque adéquat.
Essayez de reconnaître l’essence des bois, qui peuvent être très diverses (chêne, châtaignier, peuplier, résineux).
Sondez les pièces de bois qui vous paraissent attaquées à l’aide d’un gros tournevis, surtout aux encastrements dans les murs et là où il y a des traces d’humidité. De la sciure sur les planchers indique une activité récente.
Ne vous fiez pas aux apparences : une poutre en chêne p. ex. peut avoir l’aubier entièrement rongé de vrillettes, mais essayez d’y planter un clou et vous serez rassuré quant à sa solidité! Par contre, un chevron en sapin où n’apparaissent que quelques trous de capricorne devra peut-être être doublé ou changé .
N’oubliez pas les planchers, les escaliers, les huisseries (porte d’entrée des termites) : c’est parfois la peinture, intacte, qui retient l’ensemble...
Si votre inspection a lieu au début de l’été, vous verrez peut-être des insectes adultes : en effet, capricornes et vrillettes après 4 à 5 ans (ou plus) passés à grignoter, vont se transformer en insecte mature et penser à sortir pour s’accoupler et se reproduire.

On peut traiter toute l’année, sauf pendant les périodes extrêmes, très froides ou très chaudes. Prévoir simplement une bonne ventilation pendant la durée du traitement, que vous pouvez faire vous-même, si vous aimez bricoler, ou faire faire par un artisan de votre choix.
Le bûchage
Enlever les parties abîmées est une opération fastidieuse mais nécessaire. Il est en effet inutile de mettre du produit dans du bois vermoulu et spongieux. Cela permet ainsi de bien contrôler l’état des poutres.
Dans tous les cas, après un bon dépoussiérage, il faut faire une pulvérisation générale (ou un badigeon au pinceau) de toutes les surfaces de bois.
Pour les pièces de section supérieure à 80 cm 2 et selon l’essence du bois, il faut procéder à des injections afin d’inoculer le produit en profondeur. On perce donc des trous de ø correspondant à celui des injecteurs (9,5 mm) tous les 25 cm environ et ce jusqu’aux 3/4 d’épaisseur du bois. Selon la hauteur de la poutre, on fera 1 ou 2 rangées de trous en quinconce afin de bien couvrir tout le volume.
Après avoir enfoncé les injecteurs avec un petit marteau en les posant bien droits, on injecte avec l’embout spécial EcoMaison qui s’adapte sur la lance à la place de la buse à pulvériser.
Aux encastrements, partie en contact avec l’humidité des murs, faire des trous en couronne : 3 à 6 selon l’épaisseur des bois.
Les planchers se traitent par pulvérisation-badigeon sur toutes les parties accessibles dessus et dessous. Parfois on traite à travers le plancher les solives inacessibles.
Les chevrons sont en général traités en surface seulement, sauf cas particuliers.
Une bonne protection individuelle est indispensable - et trop négligée- dès que l’on travaille dans l’atmosphère confinée d’un grenier. Les poussières de bois sont allergisantes et parfois toxiques par elles-mêmes, sans parler des laines minérales souvent présentes.
Il vous faut :
- Un bon masque à poussière (P2) étanche (les petits masques de bricolage sont insuffisants), pour le dépoussiérage et bûchage.
- Une combinaison jetable est pratique, ainsi que gants et lunettes.
- Un masque à peinture (P2) pour le traitement lui-même.
Bien que nos produits soit peu toxiques, il est toujours préférable de ne pas les respirer.
Même les solvants à base d’agrumes sont légèrement irritants et certaines personnes y sont sensibles, les asthmatiques en particulier. Pour ceux-ci, un masque est conseillé.
- Ne pas manger, ni fumer dans le lieu de travail.
- Protéger les installations électriques. Ventiler le plus possible.